N°16  
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LE COLLECTIVISME LITTERAIRE
L'ESPRIT PANAF : ANCRAGE AFRICAIN
AFRIQUE, EN TOUTES INDEPENDANCES

Le collectivisme littéraire

 

Les ouvrages collectifs, autrefois apanage des textes universitaires gagnent de plus en plus de terrain en littérature. Ils présentent de nombreux avantages. Pour le lecteur averti d’abord : attiré par une grosse locomotive dont le nom est sur la couverture, il va découvrir de nouveaux talents  à côtés desquels il serait passé sinon. Pour le néophyte, qui découvre d’un coup une littérature dont il ignorait l’existence. Pour le petit éditeur, c’est un retour sur investissement. Les écrivains qu’il a aidé à émerger lui offrent des petits bijoux qui le feront connaître du grand public. A l’heure de la fast-food, du fast-shoping, ils permettent le fast-reading : on peut les lire par petits bouts, dans les transports en commun, par exemple. Pour les auteurs, enfin, qui y trouvent une voie de pénétration vers un public beaucoup plus large, parfois même inattendu, ainsi de Florent Couao-Zotti qui a vu sa nouvelle parue dans Enfance  traduite en japonais et reprise par Nathan International pour un manuel de 5ème

 

Pour autant, ces recueils ne sont pas exempts de défauts. Les textes peuvent être d’un niveau disparate. Le manque de temps peut amener à sortir des fonds de tiroir. Ils peuvent aussi paraître éclectiques, s’écarter résolument du thème choisi. C’est à l’éditeur de veiller à la cohérence et à l’unité. En dernier ressort, personne ne peut se mettre à la place des lecteurs pour les juger. On serait sans doute surpris si on leur demandait de mettre des notes…